Technique, emplacement, détails picturaux et vicissitudes de sa conservation

Analyse de l'oeuvre 0 175
detalles pictóricos y vicisitudes de su conservación

La Cène, chef-d’œuvre incontesté de Léonard De Vinci, peut être contemplé dans le réfectoire du couvent annexe à l’église de Santa Maria delle Grazie. La date exacte du début de sa réalisation est inconnue, car les archives du couvent ont été malheureusement détruites. Mais grâces à deux documents nous connaissons le moment où Léonard a réalisé cette œuvre, ainsi que la date de son achèvement. Dans une lettre de Ludovic Sforza envoyée à Marchesino Stampa, datée du 19 juin 1497, indique que l’œuvre auquel l’artiste florentin a peint pour le mur septentrional du réfectoire avait déjà commencé. Conformément à cette lettre, il était prévu que Léonard devait continuer à peindre les autres murs de cette salle. Il convient de dire que sur le mur méridional, en face de cette fameuse fresque, se trouve la Crucifixion, l’œuvre la plus célèbre de Donato Montorfano, réalisé en 1495.

Dans une autre lettre, datée du 8 février de 1498, Luca Pacioli annonce à Ludovic le More, que l’œuvre de Léonardo était déjà terminé, grâce à ce document nous connaissons donc l’année de l’achèvement de La Cène.

La technique picturale

Dans la salle de réunion de l’Ordre Dominicaine, Léonard intervient sur un thème souvent utilisé pour décorer les réfectoires de la Toscanes, même s’il le traite d’une manière différente. La tendance générale était de représenter l’instant présent de l’Eucharistie, tandis que Léonard s’appuie sur le moment où Jésus annonce la trahison de Judas. Malgré cela, le florentin s’adapte aux canons bibliques établis, s’agissant de l’emploi des couleurs comme le bleu, le rouge, le doré, le pourpre ou le vert pour renforcer la couleur de sa composition picturale.

La Cène est loin d’être une fresque au sens strict, car il a utilisé de la peinture à l’huile dans sa réalisation ; sans doute, il a voulu constitué une expérience artistique. L’artiste a dû enduire de plâtre le mur pour former une base afin d’appliquer les pigments à l’huile et une couche de peinture à la détrempe. L’humidité du mur et de la salle a endommagé en très peu de temps la peinture, en accentuant gravement sa dégradation. C’est pourquoi il y a eut de nombreuses restaurations, d’une manière plus ou moins réussie, qui ont tenté de consolider la composition.

Les problèmes de conservation

Cette dégradation a commencé lorsque Léonard était encore en vie, de sorte qu’il a pu voir les problèmes que représentait la technique employée. Les changements de température et l’humidité ont modifié considérablement les couleurs originales de l’œuvre, des couleurs qui se sont détachées de leur base pendant le XVIIIème siècle sont l’une des raisons pour laquelle La Cène a été restaurée et repeinte à plusieurs reprises. Telle était la gravité du dommage que Goethe lui-même la définissait comme un « cadavre ».

En 1726, elle a été restaurée par Michelangelo Bellotti, qui a retouché la peinture et a passé une couche de vernis sur l’ensemble de la surface. Près de cinquante ans plus tard, Giuseppe Mazza a raclé la peinture pour éliminer les soi-disant « retouches » de Bellotti qui ont perdu tout leur éclat. Ces deux projets de restaurations sont, à juste titre, durement critiqués par Goethe. Au même titre, pendant la première moitié du XIXème siècle, des travaux de restauration ont été réalisés par Stefano Barezzi et ensuite menés par Cavenaghi et Silvestri afin d’éviter absolument que la peinture se détache de la paroi. Mais durant la Seconde Guerre Mondiale, un bombardement aérien a détruit la coupole de l’Église de Santa Maria delle Grazie, et le réfectoire où se trouve l’œuvre de Léonard a été gravement endommagé.

Au même titre que l’église, suite à l’évènement désastreux en 1943, ceci a provoqué d’agir sérieusement sur la restauration de la peinture ; les travaux de restauration ont été dirigés en 1947 par M. Pelliccioli et la mise en œuvre d’une nouvelle technique a permis de consolider les pigments.

Dès 1979, et pendant plus de vingt ans, un projet de grande envergure a été mis en place en vue de lui rendre la couleur original de la composition. Les travaux de restauration, qui ont coûté 8.800.000 euros, ont été menés par la restauratrice milanaise Brambilla Barcilon.

L’objectif principal était d’éviter que sa dégradation s’accentuait davantage, en éliminant les ajouts précédents afin d’essayer de récupérer les pigments originaux employés principalement par Léonard De Vinci.

Au cours des travaux de restaurations, ils ont découvert des restes de craie rouge qui semblent correspondre aux traits que Léonard lui-même avait dessinés sur le plâtre. Cette intervention a permis également de découvrir que les lèvres de la figure de Jésus étaient légèrement ouverte, et non fermées, contrairement à ce que l’on pensait autrefois, et que Judas tenait dans sa main une bourse contenant sans doute les 30 pièces d’argent, symbole de sa trahison.

De plus, les couleurs originales ont pu être découvertes grâces au nettoyage et à la suppression complètes des repeints qui recouvraient toute la composition ; ils ont réussit également à mieux cerner les profils des personnages peintes par Léonard. Ils ont même découvert les restes des coups de pinceau, que l’artiste a utilisé pour éclaircir les quelques parties de la composition ou définir les cheveux bouclés de certains apôtres, comme ceux de Thomas.

Mais le plus surprenant a été la découverte du point central à partir duquel Léonard a appliqué les lois de la perspective, un point central mis en évidence dans un petit trou, situé juste à côté des yeux de Jésus, sur la tempe droite, qui correspondrait à un clou utilisé pour tracer les lignes de cette perspective : le point de fuite

L’œuvre de nos jours

Grâce aux travaux de restauration et à l’amélioration de l’église et du couvent, de nos jours nous pouvons visiter Santa Maria delle Grazie. Dans le réfectoire, où autrefois les dominicains prenaient leur repas ensemble, se trouve précisément le chef-d’œuvre de Léonard de Vinci : La Cène. On peut y accéder en passant par l’esplanade de l’église. Les traitements concernant la conservation du lieu ainsi que de l’œuvre sont placés sous la responsabilité de l’État.

Après cette dernière restauration, plusieurs mesures ont été prises pour préserver l’œuvre de Léonarde De Vinci. L’objectif principal est de maintenir la salle dans des conditions appropriées de température et d’humidité relative permettant la conservation des pigments. De plus, concernant les visites touristiques, seulement un maximum de 25 personnes est admis tous les 15 minutes, afin que la température de la salle soit toujours constante, et surtout des changements brusques qui sont susceptibles de modifier les couleurs originales.

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