Curiosités: la représentation possible d’une femme, son rôle dans le Da Vinci Code

Analyse de l'oeuvre 0 898
Curiosidades del mural de la Ultima Cena

Le roman Da Vinci Code, écrit par Dan Brown en 2003, énonce son histoire sur une base de culte théologique, dans lequel l’écrivain, à travers de l’un de ses personnages principaux, Robert Langdon, remet en question la véracité des documents et des dogmes officiels de l’Église, des écrits dont l’information et l’interprétation, comme indiqué tout au long de l’ouvrage, sont toujours subjectives.

L’une de ses interprétations concerne particulièrement la présence de Jean et son identification possible avec Marie-Madeleine. Ce n’est pas seulement dans les esquisses où il se trouvait principalement assis près de Jésus, même si Léonard finira par peintre les deux figures séparément. Mais il s’agit plutôt du fait que tous les personnages représentés par l’artiste dans la Cène, Jean est le seul qui possède des traits féminins. Ceci a eu un effet de s’interroger sur la possibilité que la figure, située juste à côté de Jésus, soit Marie-Madeleine et non Jean. C’est peut-être pour cette raison que ses traits sont particulièrement féminins, et que le florentin avait initialement envisagé de les dessiner côte-à-côte.

Mise à part que Jean soit représenté sous les traits d’une femme, cette figure comme celle de Jésus lui-même portent les mêmes couleurs de façon inversées, avec une nuance de rouge interprétant comme un symbole de grandeur et de royauté. En outre, la posture dans laquelle apparaissent les deux personnages, mais aussi la forme qui se devine entre eux, a donné naissance à cette hypothèse.

De toute évidence, pour les membres de l’Église, la divinisation de Jésus et la possibilité qu’il se soit marié avec Marie-Madeleine et qu’il aurait eu une descendance sont absolument incompatible, en refusant catégoriquement la deuxième possibilité.

Marie-Madeleine et le Saint Graal

Dans le roman de Dan Brown, la relation que Marie-Madeleine aurait avec le Saint Graal, ne concerne pas le calice dans lequel Jésus a bu lors du dernier repas, mais plutôt la lignée royal, le sang du Christ. Marie-Madeleine est présentée comme l’épouse de Jésus et la mère de sa fille Sarah, qui engendra la dynastie des Mérovingiens. Au fil des siècles, cette lignée royale aurait été menacée, car la dynastie mérovingienne commença à vivre soi-disant dans la clandestinité, afin de cacher l’existence de leur « sainte lignée », qui a été protégée par le Prieuré de Sion.

Les textes catholiques nous racontent qu’elle était, avec d’autres femmes, l’une des personnes chargées à annoncer la résurrection de Jésus aux apôtres. Mais dans le livre, il est clairement mentionné la relation reflétée dans l’Évangile selon Marie, ce qui donne une certaine véracité :

« Ma sœur, nous savons que l’Enseigneur t’a aimée différemment des autres femmes. Dis-nous les paroles qu’Il ta dites, dont tu te souviens et dont nous n’avons pas la connaissance. » (EvMar 8).

Dans les autres textes, comme l’Évangile selon Philippe, il est mentionné que Jésus embrassait souvent Marie sur la bouche, et de mettre en évidence que c’était la femme qu’il aimait le plus.

Tout au long du roman ces mots sont interprétés comme éléments de preuve de la relation charnelle qui existait entre Marie-Madeleine et Jésus, le fruit dans lequel est née leur fille, dont le dernier descendant est l’autre personnage du livre, Sophie. Face à cette situation, l’Église a mis en évidence l’interprétation du baiser comme la transmission des connaissances.

La vérité, c’est que le livre se fait écho de ce qui a communément accepté la tradition à l’égard de Marie-Madeleine. En prenant comme référence la représentation de la figure de Jean dans La Cène, et le lien de Léonard De Vinci avec les différentes sectes, comme l’Ordre des Illuminati. Dan Brown met en évidence que l’artiste avait représentée, en réalité, la femme de Jésus, et non Jean. Afin de dissimuler son audace, il la revêtit de la même manière que le disciple.

En quête de certitudes

Nous ne savons pas exactement si la figura représente Jean ou, en revanche, Léonard a voulu représenter précisément Marie-Madeleine. Nous ne savons pas non plus avec certitude, si cette figure initie la lignée royale qui est particulièrement mentionnée dans le roman. Bien entendu, tout aussi interprétable et nuançable sont les textes sacrés.  Il est vrai que le roman a servi de révéler les anciennes théories qui contredisaient la doctrine traditionnelle du Vatican, en amenant certains à reconsidérer la véracité des deux hypothèses.

L’atmosphère mystérieuse qui entoure les œuvres de cet artiste atteint son paroxysme concernant l’œuvre du réfectoire du couvent dominicain de Santa Maria delle Grazie à Milan. C’est pour cela que les théories présentées dans le livre de Dan Brown ont obtenue autant de succès.

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